SIIC et REITs in Francia

di  Aurore Vialatte,  Analista Senior  di IEIF -- Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière , Parigi

 

Outre-Atlantique, les marchés ont été légèrement secoués mais les bonnes statistiques de l’économie américaine ont renforcé l’appétence des investisseurs pour les valeurs américaines et notamment les emprunts d’Etat. Bien que les demandes d’allocation chômage aient augmenté légèrement plus que prévu s’établissant à 298 000 (contre 290 000 prévues), le pays affiche une forme olympique avec une croissance au 3e trimestre supérieure à 5%, soit sa plus forte croissance depuis 10 ans. D’autres indicateurs témoignent de la vigueur économique américaine comme l’indice ISM des services à 56,2 en décembre (conforme aux attentes) ou bien la croissance de 0,8% des ventes de logements (contre 0,5% attendu). Les inquiétudes concernant une éventuelle remontée des taux de la Fed ont été balayées par Janet Yellen suggérant qu’une telle opération n’aurait pas lieu avant le 2e trimestre 2015.

Du côté des marchés asiatiques la situation se dégrade. Alors que le Japon est en récession, la Chine a pris acte du ralentissement économique auquel elle va devoir faire face. Ainsi, l’indice PMI du secteur manufacturier a atteint 50,1 en décembre selon les statistiques officielles contre 49,6 selon HSBC. Cette statistique a d’autant plus d’importance qu’un indice inférieur à 50 signifie une contraction de l’activité. A cela s’ajoute un recul de l’indice des prix à la consommation à son plus bas niveau depuis 5 ans à 1,4% (contre 1,6 attendu).Les autres marchés asiatiques ont été touchés de plein fouet par la chute du cours du pétrole révélateur de la crise économique et financière russe.

En effet, l’Europe a été très fortement secouée au cours de ce mois. Tout d’abord la Russie qui a vu son économie s’effondrer suite à la violente baisse des cours du pétrole. La Banque Centrale russe a donc relevé son taux directeur de 6,5% à 17%. Ensuite, différentes statistiques sont venues étayées une perte de vitesse du Vieux Continent. L’Allemagne affiche désormais une très faible inflation à 0,2% (contre 0,6% en novembre) renforçant un peu plus le spectre d’une entrée en déflation en 2015. Les investisseurs se sont alors focalisés sur les résultats de la 2e TLTRO (2e opération ciblée de refinancement à long terme) publiés par la BCE. Ces résultats sont peu encourageants puisque les banques européennes n’ont emprunté que 129,8 Mds€ auprès de la BCE au cours de ce programme (contre 150 Mds€ attendus) indiquant qu’elles n’adhèrent pas pleinement au plan de relance économique mis en place par l’Organisme européen. Enfin, la Grèce est revenue sur le devant de la scène. Au cours du mois de décembre, la république hellénique devait se doter d’un nouveau Président, elle a hélas échoué entraînant la tenue d’élections législatives anticipées le 25 janvier 2015. La Bourse d’Athènes a donc reculé de 13% en un jour et le FMI a décidé de mettre en suspend le versement des aides dans l’attente de la constitution d’un nouveau gouvernement. Or selon les sondages, le parti radical Syriza, hostile à la rigueur et par conséquent à l’appartenance de la Grèce à la Zone Euro, aurait de grandes chances de gagner ces élections : le scénario d’un défaut de paiement de la Grèce et d’une éventuelle contagion aux autres pays de la Zone Euro a alors pris tout son sens.

Malgré tous ces événements l’année 2014 restera comme une bonne année pour les investisseurs. En effet, l’indice américain de référence Dow Jones Industrial Average affiche tout de même une performance de 7,5% sur l’année. L’indice S&P 500 gagne 11,4% sur l’année.

En 2014, l’indice Dow Jones Stoxx 50 de performance globale progresse de 6,2% tandis que l’indice CAC 40 affiche une hausse de 2,7%. Les indices immobiliers quant à eux affichent des performances bien plus manifestes : l’indice Euronext IEIF REIT Europe gagne 26,1% tandis que l’indice Euronext IEIF SIIC France augmente de 16,3%.

Au mois de décembre, les indices immobiliers européens ont, quant à eux, réussi à tirer leur épingle du jeu. En effet, l’indice Euronext IEIF REIT Europe gagne 0,8% tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 enregistre une perte de 2,3%. L’indice Euronext IEIF SIIC France est stable avec -0,2% à comparer au recul de 2,4% de l’indice CAC 40.

Au 31 décembre 2014

Indice coupons réinvestis

Sur un mois

Sur 1 an

EURONEXT IEIF REIT EUROPE*

3 120,42

+0,75 %

+26,11 %

DOW JONES STOXX 50

5 871,98

-2,26 %

+6,17 %

Au 31 décembre 2014

Indice coupons réinvestis

Sur un mois

Sur 1 an

EURONEXT IEIF SIIC FRANCE*

4 337,95

-0,16 %

+16,25 %

CAC 40

9 849,44

-2,40 %

+2,71 %

*(Base 1000 en 2002)

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